CHACHA PLUME

J’aime du quotidien la furtive et douce caresse.

Je crus un temps que c’était signe de faiblesse,

Qu’on ne pouvait l’accueillir qu’en portant des œillères

Que la vie s’estimait au nombre de ses ornières.

Mais en ôtant ce voile sinistre qui pesait sur mes yeux 

J’ai découvert un monde fait d’instants délicieux…

Plus j’entrais dans cette forêt, plus elle devenait vaste,

J’y voyais des moments sublimes renonçant à tout faste,

Un enfant courant dans les airs, suivi de son ballon,

Un baiser faisant naître de joyeux papillons …

Le quotidien devient charmant quand de poésie il se pare

Quand on l’écoute chanter sans orchestre, sans fanfare. 

Alors depuis, quand le temps se tourne et m’adresse un sourire,

Quand devant cette humble beauté, je m’incline et respire,

Je me souviens que m’attendent, sur une table de la maison,

Pour honorer l’heureux, du papier, des crayons.

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